L’Hospitalisation à Domicile (HAD) raccourcit ou évite l’hospitalisation classique des patients en assurant soins et suivi médicaux à domicile. Actuellement 288 établissements proposent une HAD en France[1], 122 000 patients ont ainsi été pris en charge en 2018[2]. Rencontre avec Didier Polin (médecin) et Nathalie Larcher (cadre), en charge de la coordination de ce dispositif à Hôpital Privé de l’Estuaire au Havre.  Décryptage.

En quoi consiste l’HAD ?

Nathalie Larcher : L’HAD – mise en place à l’Estuaire depuis 2005 -, permet les soins à domicile des patients dont la prolongation du séjour en clinique serait trop lourde ou trop longue. Cela implique une prise en charge 7j/7- 24h/ par une équipe pluridisciplinaire (para-médicale et médicale). L’offre de soin est variée (pansements complexes, surveillance de grossesse à risque, soins palliatifs…) et la prise en charge globale.

Qui peut en bénéficier ?

Nathalie Larcher : Les patients de tous âges, dont l’état de santé nécessite des soins techniques et complexes. La demande du séjour en HAD est réalisée par un médecin (spécialiste ou traitant, hospitalier ou libéral). Elle doit toujours être validée par le médecin traitant du patient qui reste le référent, en coordination avec le médecin responsable de l’HAD.

 Le parcours HAD établit donc des passerelles entre les différents médecins ?

Didier Polin : Oui ! Cela nécessite un dialogue régulier afin d’établir un lien et une complémentarité entre l’hôpital et la médecine de ville. Dans cette coordination, chacun a un rôle à jouer. C’est parce qu’elle dépasse la dichotomie entre public et privé, et ce, pour le bénéfice du patient, que la HAD représente l’avenir. À l’Estuaire, les choses évoluent bien et nous comptons pouvoir sensibiliser davantage de médecins prescripteurs d’un côté et de médecins traitants de l’autre.

 Quels avantages l’HAD présente-t-elle pour le patient ?

Didier Polin : L’avantage principal est de dédramatiser l’hospitalisation, de renforcer la qualité de la prise en charge en ville autour du médecin traitant Cela permet aux personnes bénéficiant du parcours HAD d’être chez elles, dans leur environnement, sans partager leur chambre avec d’autres patients, de conserver leurs repères, éventuellement de pouvoir se déplacer et de préserver leur qualité de vie et leur autonomie. À l’échelle de la société également, les avantages sont notoires, en accompagnant la diminution des durées de séjour à l’hôpital. Une journée d’hospitalisation à domicile permet de réaliser des économies conséquentes[3] et de réserver les structures hospitalières aux patients qui en ont le plus besoin.

HOSPIDOMI en Pratique:
  • Pour toute demande de prise en Charge: Contactez le 02 76 89 96 26
  • Médecin coordonnateur: Dr POLIN : 06 20 57 43 90
  • Le territoire d’intervention :

[1] atih.sante.fr

[2] atih.sante.fr

[3] « Le coût d’une journée pour les financeurs publics est, en moyenne, de 263 € en unité de soins de suite et de réadaptation, contre 169 € en HAD. » Source : irdes.fr

image_pdfimage_print
Chers amis lecteurs de l'Echo du Stétho et visiteurs de ce site internet, 
En cette période particulière pour l'ensemble des professionnels de santé, nous avons convenu de mettre en "stand-by" les envois de newsletter L'Echo du Stétho et la mise en ligne de nouveaux articles sur ce site.
Nous sommes tous très occupés et indisponibles pour diffuser de l'information pertinente et à jour.
Vous avez du recevoir la Newsletter, exceptionnellement commune à l'AHFMC, l'AMUH, SEXTANT 76 et l'ECHO DU STETHO, émanant de l'AHMFC qui tente de regrouper toutes les informations utiles pour les professionnels de santé du territoire et disponible sur le site www.ahfmc.fr
On va tous apprendre beaucoup de cet épisode, tant sur le plan scientifique, qu'organisationnel et humain. On aura donc beaucoup de chose à partager dans les mois qui viennent  !
Déjà, ça fait bien plaisir d'être mis à l'honneur par les responsables politiques et l'ensemble des français et les applaudissements dans les rues à 20 h 00 hier m'ont fait chaud au coeur.
Bon courage à tous, soyez vigilants ! A très bientôt
Carine BROCARD