Allez, c’est parti, accrochez-vous !

Les 4 constats à l’origine de la réforme 

Ces constats sont que l’actuelle Première Année Commune aux Etudes de Santé produit :

  • des profils de professionnels de santé peu diversifiés, le format concours laisse la place à des profils principalement scientifiques.
  • des étudiants au point mort après un échec au concours de la PACES (à l’issue de la première chance, d’un redoublement ou d’un triplement de la PACES) car il n’existe pas de réorientation.
  • un effet d’opportunité ou de choix par défaut car le classement conditionne le choix du cursus. Certains étudiants pressentis pour une filière pouvaient par exemple en choisir une autre si le classement ne permettait pas d’opter pour le 1er choix.
  • un nombre d’étudiants sur le territoire, déconnecté des besoins futurs de ce même territoire.
La réforme a donc plusieurs objectifs
  • définir avec l’université de référence et l’Agence Régionale de Santé sur chaque territoire, un nombre d’étudiants à répartir dans chaque filière (anticipation de la démographie médicale).
  • diversifier les profils des professionnels de santé de demain en permettant des voies d’accès différentes et un mode de sélection écrit/oral allant chercher les étudiants sur leurs motivations personnelles.
  • Ouvrir des possibilités de réorientation aux étudiants s’engageant dans cette première année, avec validation des acquis en cas d’échec à la sélection de fin de 1ère année.
  • Mettre fin à l’effet d’opportunité ou de choix par défaut en identifiant dès le début de la première année la filière pressentie par l’étudiant pour la poursuite des études de santé.
Et concrètement me direz-vous ??

La réforme propose des conditions d’accès aux études de santé :

=> avoir deux chances d’y candidater

=> avoir au moins deux façons d’y accéder

C’est pourquoi, en 2020-2021, la PACES dans sa forme actuelle va coexister avec les nouvelles filières, les étudiants PACES de cette année devant se voir proposer une deuxième chance dans des conditions identiques.

Mais encore ?

Le ministère de l’enseignement supérieur propose, dans son arrêté en date du 5 novembre 2019, les filières suivantes :

  • L.AS : Licence avec option Accès Santé
  • PA.S.S : PArcours Spécifique Santé

Toutes les inscriptions se font via Parcoursup.

 L.A.S et PA.S.S… KESAKO ?

L.AS : La Licence avec option Accès Santé est une licence disciplinaire (physique-chimie ou économie-gestion à l’Université Le Havre Normandie) dans laquelle est proposée une option mineure santé (120h). Cette option est déclinée en fonction des ECTS (European Credits Transfer System = modules) déjà proposés dans le contenu initial de cette licence.

Au cours de cette licence disciplinaire, l’étudiant peut candidater pour intégrer une 2ème année de santé, soit dès validation de sa L1 (première année licence = 60 ECTS), soit sur les autres années L2 ou L3, dans tous les cas, avec condition d’accès et dans un maximum de 2 fois.

PASS : PArcours Spécifique Santé est une première année pour accéder à une des filières de santé (MMOPK : Maïeutique, Médecine, Odontologie, Pharmacie et kinésithérapie).

Le choix d’une option disciplinaire (physique-chimie ou économie Gestion pour l’Université Le Havre Normandie) est obligatoire.

À l’issue de la première année, les étudiants qui auront le mieux réussi, seront admis dans la filière santé de leur choix (maximum 50% des inscrits).

Les étudiants qui auront réussi leurs examens sans pour autant être parmi les meilleurs (les reçus-collés) pourront accéder à la 2ème année de licence disciplinaire selon l’option disciplinaire choisie lors de leur inscription en PASS (physique-chimie ou économie –gestion pour l’Université Le Havre Normandie).

Les étudiants recalés devront obligatoirement faire le choix d’un autre parcours l’année suivante.

Et sinon, en schéma, ça passe mieux ?
Ça commence quand tout ça ?

La loi « Ma santé 2022 » prévoit la réforme des études de santé pour la rentrée 2020.

Dans la dynamique, le CHU de Rouen et l’Université Rouen Normandie, l’Université Le Havre Normandie et la Communauté Urbaine se sont attelés, chacun dans leur  rôle, à rendre cette réforme possible tout en veillant au maintien d’une filière santé au Havre.

En effet, la politique de démographie médicale c’est aussi penser aux professionnels de demain !

Il est indispensable que les jeunes de la communauté urbaine disposent d’une filière d’accès aux professions de santé sur leur territoire.

Pour rappel, une année d’études dans sa famille, sur son territoire, c’est 8 000 euros économisés et autant de possibilités de se concentrer sur ses études en bénéficiant de la logistique et du soutien familial !

Alors cette réforme ? Facile non ?

Shirley COUSSERGUES, Chef du Service SANTE, Direction Résilience des territoires Le Havre Seine Métropole

 

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