Si cela était nécessaire, les orateurs de cette soirée du vendredi 28 janvier dernier lors des Journées Médicales Havraises nous ont rappelé à quel point l’intelligence artificielle fait partie de nos vies et s’intègre d’ores et déjà dans nos pratiques professionnelles.

Il y a eu trois intervenants de haute volée et très impliqués dans l’intelligence artificielle :

  • Le Dr Jacques LUCAS qui est Président de l’Agence du Numérique en Santé,
  • David GRUSON, fondateur de l’Etik-IA, une association visant à promouvoir une « régulation positive » de l’IA en santé,
  • Et le Dr Bernard NORDLINGER qui est, quant à lui, Président du CESREE : le Comité éthique et scientifique pour les recherches les études et les évaluations en santé.

Ils ont commencé par nous expliquer le cadre éthique et légal qui permet de réguler l’utilisation de l’intelligence artificielle en médecine.

Loin de censurer l’utilisation de l’intelligence artificielle, il convient poser un cadre légal afin de protéger les données du patient et de garantir une supervision humaine de l’intelligence artificielle.

Il est également de notre devoir d’informer systématiquement le patient du recours à cette intelligence artificielle.

Enfin, ils ont pu nous expliquer ce qui se cachait derrière le terme intelligence artificielle et des formidables applications actuelles en santé :

  • À visée diagnostique comme en radiologie, dermatologie, anatomopathologie, ophtalmologie…
  • Ou bien pour suppléer un déficit :
    • Humain comme dans le handicap ou la dépendance (par exemple : robots sociaux pour personnes âgées), la télémédecine des zones peu médicalisées
    • Ou bien d’organe comme en neurologie ou médecine physique et rééducation (exosquelette, interface homme-machine).

Par ailleurs, Il existe des perspectives très larges et parfois insoupçonnées comme dans le domaine de la recherche avec une possible modélisation virtuelle (in silico) d’un groupe de patients permettant une comparaison avec des patients contrôles bien réels.

Ainsi, l’ensemble des spécialités médicales peut avoir recours à l’intelligence artificielle !

Entre immensité du terrain des possibilités et les nécessaires limites à fixer, il n’y a rien d’artificiel à en discuter…

Dr Clémence BURES, responsable du service diabétologie – endocrinologie – maladies métaboliques GHH


A retrouver sur le site de l’AHFMC, les présentations de M. David Grusson et Dr Bernard Nordlinger

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