L’heure est grave… c’est la crise des urgences.

La crise sanitaire due au virus a énormément dégradé la situation déjà hyper tendue des services d’urgences.

Le problème ne date pas d’aujourd’hui. Avant 2020, les services d’urgences ont été en grève pendant de longs mois afin d’alerter les tutelles sur leur situation. Le Covid est arrivé et chacun a fait de son mieux pour gérer et organiser les flux de patients, et cela jusqu’à épuisement.

Depuis 18 mois, la coopération hôpital-clinique-ville a été optimale sur notre territoire mais aujourd’hui, à la sortie de l’été, période difficile où ont encore été mobilisées toutes les ressources pour maintenir coûte que coûte un accueil d’urgence 24/24, le problème prend une autre dimension. La pénurie de médecins urgentistes force à revoir l’organisation de ces services. Ce n’est pas un problème local. Partout en France, les services d’accueil des urgences sont contraints de limiter leur activité. Sur la ville, par 2 fois, les urgences des cliniques ont dû fermer la nuit par manque de praticiens. La démographie médicale et le manque de médecins diplômés pour exercer la nuit, forcent à trouver une autre organisation ainsi que des coopérations nouvelles pour assurer la continuité et la permanence des soins.

L’article de G. Volait nous éclaire sur le problème des services d’accueil des urgences et la réunion (Ré-organiser ensemble la continuité des soins) du 21 octobre est particulièrement importante pour l’organisation locale, sans doute le SAS (Service d’accès aux soins, proposé dans le cadre du Pacte pour la refondation des urgences et en expérimentation au Havre) sera amené à jouer un grand rôle dans la régulation des flux de patients.

L’heure est grave… et encore une fois, nous trouverons une solution tous ensemble !

Carine BROCARD

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