Se débarrasser des hémorroïdes sans douleur à l’Hôpital privé de l’Estuaire

 Le traitement classique des hémorroïdes consiste en l’ablation chirurgicale des paquets hémorroïdaires pathologiques. Bien qu’elle reste l’une des techniques les plus utilisées, cette ablation peut engendrer des douleurs postopératoires et parfois des complications. Ce constat a conduit les professionnels à se tourner vers de nouvelles méthodes, comme la technique HAL-RAR. Explications avec le Dr Paul MARTRE, chirurgien digestif à l’Hôpital privé de l’Estuaire (Ramsay Santé)

 Les pathologies hémorroïdaires représentent le premier motif de consultation proctologique. Elles peuvent parfois être traitées par voie médicamenteuse, mais lorsque celle-ci n’est pas suffisante, il est recommandé de se tourner vers une prise en charge chirurgicale. Parmi les techniques de pointe les plus utilisées actuellement, il existe la méthode HAL-RAR (Hemorrhoidal Artery Ligation / Recto Anal Repair). Grâce à elle, la plupart des grades d’hémorroïdes peuvent être traités de façon moins invasive, permettant aussi une récupération plus rapide pour le patient.

Une chirurgie moins douloureuse que la technique classique

La technique HAL-RAR consiste à repérer les artères hémorroïdaires à l’aide d’une sonde doppler afin de les lier, dans l’objectif de réduire l’apport sanguin dans les hémorroïdes. Il ne s’agit donc pas d’une ablation directe des hémorroïdes, c’est la raison pour laquelle son efficacité est constatée sur le long terme (environ un à deux mois après l’opération). « Cette méthode permet de traiter cette pathologie en ambulatoire, de manière moins invasive, sans cicatrice, en réduisant les douleurs postopératoires », explique le Dr Paul Martre, chirurgien digestif.

 « Après l’acte chirurgical, le patient n’a plus de plaie postopératoire et peut reprendre ses activités quotidiennes et/ou professionnelles au bout de quelques jours seulement », indique le spécialiste. Cette technique réduit également le risque de complications (notamment hémorragiques) et diminue drastiquement les consultations d’urgence pour des motifs de saignements intenses, de mauvaise cicatrisation des plaies ou encore de douleurs.

À qui s’adresse le traitement HAL-RAR ?

Cette chirurgie peut être réalisée dans la plupart des stades de la maladie hémorroïdaire externe, soit d’emblée, soit en cas d’échec de traitement médical bien conduit.

« Il s’agit d’un traitement très efficace, avec plus de 90% de succès à court terme », conclut le chirurgien.

Une sonde anale, équipée d’un cristal doppler miniaturisé, est insérée doucement dans l’anus. Un signal sonore permet au chirurgien de repérer très précisément les artères hémorroïdaires.

Après leur détection, ces artères sont ligaturées au moyen d’une suture résorbable, ce qui réduit considérablement le flux sanguin vers les hémorroïdes. La pression dans les vaisseaux sanguins baisse et les paquets hémorroïdaires diminuent pratiquement immédiatement de volume.

On réalise d’abord un surjet sur la muqueuse hémorroïdaires. La sonde est conçue de telle façon que les tissus distendus soient pris dans le surjet.

Les extrémités du fil sont nouées ensemble et sont fixées vers le haut du surjet. Le lifting de la muqueuse est ainsi réalisé.

Grâce à ce lifting, les hémorroïdes sont repositionnées à leur place initiale. Le tissue lifté intègre parfaitement le tissu anal. La muqueuse anale n’est ni coupée ni retirée.

Propos recueillis auprès du Dr Paul MARTRE, chirurgien digestif, Hôpital Privé de l’Estuaire

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