La sciatique par hernie discale, est une pathologie fréquente chez l’adulte. La sciatique, traduit la souffrance des racines L5 ou S1, on parle de cruralgie lorsque la racine L4 est en cause.

Dans 90 à 95 % des cas, la compression radiculaire par une hernie discale est en cause.

Un traitement médical bien conduit et bien suivi amène la guérison dans 80 % des cas.

La sciatique non discale, reste donc une entité beaucoup moins fréquente, mais doit être évoquée, chez un patient, dont le déroulement historique de la maladie, une présentation clinique inhabituelle ou un bilan radiologique « standard » ne permettent pas d’expliquer la symptomatologie radiculaire.

Parmi les étiologies les plus fréquentes :

  • le Canal lombaire étroit : la sciatique mono ou pluri-radiculaire unilatérale est retrouvée dans environ 40% des cas, soit bilatérale d’évolution simultanée ou à bascule ( 25 % des cas ).
  • L’existence d’un syndrome de la facette articulaire ou d’une hypertrophie unilatérale des articulaires postérieures, sténosant un seul récessus, peut provoquer une radiculalgie.
  • Dans les Spondylolisthesis dégénératifs ou par lyse isthmique, la compression radiculaire se fait le plus souvent au niveau du récessus latéral.
  • Le kyste arthro-synovial, se développe généralement sur un rachis dégénératif, il est formé aux dépens de la capsule articulaire postérieure. Son extension intra-canalaire, peut être à l’origine d’une compression radiculaire.

De façon moins fréquente, il peut s’agir :

  • D’un kyste de Tarlov, habituellement asymptomatique, il peut être responsable d’une sciatalgie. Sa prise en charge est souvent décevante, avec un risque de récidive non négligeable.
  • Une tumeur de la queue de cheval ( Schwannome, épendymome, hémangioblastome, paragangliome ), reste une lésion très rare. L’IRM est l’examen de choix pour leur dépistage.

Les causes infectieuses ou inflammatoires, sont encore plus rares :

  • Discites
  • Maladie de Lyme.

Sans oublier, les atteintes « périphériques », dont la présentation clinique est parfois atypique, parfois sans métamérisation précise :

  • Compression néoplasique, dans le petit bassin.
  • Hématome ou abcès du psoas.
  • Anévrisme de l’Aorte.

Dr José GUARNIERI Neurochirurgien – HPE

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