Un EPU de cardiologie nucléaire organisé par le Centre Havrais d’Imagerie Nucléaire (CHIN) en collaboration avec GE Healthcare s’est déroulé au Havre le 30 juin.

25 cardiologues, médecins généralistes, anesthésistes et néphrologues s’étaient inscrits en découvrant le programme attrayant de cette séance.

C’est le Professeur Denis AGOSTINI, cardiologue et médecin nucléaire au CHU de Caen, reconnu aux plans national et international, qui a ouvert les hostilités en partageant son expertise notamment dans l’évaluation de la réserve coronaire. Après un court état de l’art, il a expliqué l’apport fondamental des caméras CZT en cardiologie nucléaire et expliqué comment une étude dynamique permettait de plus larges perspectives avec ce type d’équipement.

Le docteur Marie-Agnès OLIVA a ensuite présenté le Regadenoson (Rapiscan®), agent de stress pharmacologique récemment déployé au CHIN, en particulier chez les patients BPCO ne pouvant réaliser une épreuve d’effort ou bénéficier d’une épreuve de stress au dipyridamole.

Le décor était alors planté pour accueillir le docteur Véronique Cazelles-Hauchard, cardiologue, qui allait présenter les résultats de l’étude préliminaire qu’elle a menée avec le Regadenoson durant deux mois sur deux cohortes. Les conclusions étaient essentiellement une sécurité d’emploi dans les bonnes indications, une rapidité d’action et de mise en œuvre, une action brève sécurisante ainsi que l’importance du respect préalable d’un régime exempt de bases xanthiques identique à celui requis pour le dipyridamole.

Il ne restait plus au docteur Romain de LAROCHE qu’à confirmer ces dernières données au travers d’une étude de dossiers, images à l’appui.

Inévitablement les discussions qui en découlèrent furent extrêmement riches et très intéressantes au sens pratico-pratique mais aussi scientifique, et permirent à chacun de faire évoluer ses connaissances tout en s’ouvrant vers d’ambitieuses perspectives qui devront néanmoins attendre une décision de nouvelle autorisation de caméra au CHIN pour devenir réalité.
Le temps étant compté, ces discussions devaient se poursuivre lors d’un cocktail dînatoire convivial et unanimement apprécié.

Dr Arnaud HALLEY, Médecin nucléaire, Cogérant du CHIN  

 

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