Comme certainement nombre d’entre vous, j’ai lu  ce document présentant la réforme de notre système de santé à l’horizon 2022 – les gouvernements se succèdent, entraînant des réformes plus ou moins profondes de nos institutions – En ce qui concerne la santé, nous ne sommes plus dans la phase de projet, mais bien dans la mise en place de cette réforme et il est important que nous médecins libéraux, ou hospitaliers, de premiers ou de seconds recours, soyons au faîte de ces transformations, nous les approprions, et en tirions le plus grand bénéfice pour la qualité de la prise en soins des patients mais aussi pour la qualité de notre exercice quotidien.

Sur notre territoire havrais, nous devons être des acteurs de la mutation de notre système de soins afin de ne pas la subir.

A la lecture des 10 mesures phares (détaillées en fin de document), nous sommes tous concernés !

Il faudra y réfléchir ensemble pour ne pas les subir, mais pour tenter de construire des projets utiles simultanément aux acteurs de santé, aux patients, à la collectivité.

  1. Création dès 2019, de financements au forfait pour la prise en charge à l’hôpital des pathologies chroniques dont le diabète et l’insuffisance rénale chronique pour leur partie hospitalière.
  2. Déploiement de 1000 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour mailler le territoire national à l’horizon 2022
  3. Soutien financier au développement des assistants médicaux auprès des médecins libéraux à condition que ces derniers exercent en groupe, s’inscrivent dans un exercice coordonné ou une CPTS.
  4. Labellisation dès 2020 des premiers « Hôpitaux de proximité »,
  5. Réforme du régime des autorisations des activités de soins, dans une logique de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de recours et de référence.
  6. Création d’un statut unique de praticien hospitalier
  7. Redonner au service son rôle de « collectif » dans l’organisation des activités de soins et le management de l’équipe soignante ; favoriser la reconnaissance collective par la création d’un dispositif d’intéressement lié aux projets d’amélioration de la qualité de service ; prise en compte des compétences en management dans la nomination des responsables médicaux.
  8. Élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.
  9. Suppression du Numerus clausus et refonte des premiers cycles des études en santé autour de processus d’orientation progressifs encourageant les passerelles et la diversification des profils.
  10. Réforme du 2e cycle des études médicales et suppression des épreuves classantes nationales pour une orientation tenant mieux compte des compétences et aptitudes des élèves et de leur projet professionnel.

Dr Matthieu BLONDET

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