Les voies de la CPAM restent parfois/trop souvent impénétrables.
Elle nous l’a prouvé encore une fois concernant les infirmiers ayant pratiqué les tests PCR en garde la nuit et les week-ends pendant la période du Covid. Éludant complètement à posteriori le caractère exceptionnel de la situation de crise sanitaire et l’encombrement du système libéral de test à l’époque, elle demande par voie judiciaire et avec pénalités aux infirmiers de rendre les suppléments de nuit et de week-ends perçus.
Ceci est d’autant plus ubuesque quand on sait que la CPAM via son numéro d’urgence a envoyé elle-même des personnes symptomatiques consulter et se faire tester rapidement en garde. La situation de crise épidémique n’étant pas répertoriée dans les textes, la CPAM ose donc arguer à posteriori l’absence de caractère « impérieux » des actes, et cela malgré des prescriptions médicales. Pour ne rien arranger les choses le système administratif normé demande à ces mêmes infirmiers des impôts et taxes sur ces sommes que la CPAM réclame.
Le comité de soutien formé autour de ces infirmiers a mis en place une cagnotte et fait un appel aux médecins et autres professionnels ayant participé ou non aux gardes, vaccinations etc qui seraient prêts d’aider à se rapprocher de l’AMUH pour connaître les conditions pratiques.
Dr Iulia CASEAUX, Médecin généraliste










